La danseuse
anissaberkanirohmer@adagp.com

La danseuse

Dans le train
Sans faim
Peut être une fin

Me vider
Me purifier
Me nettoyer
Un instant à moi
Rien qu’à moi

Je suis condamnée
A errer
Indéterminée
Terminer

Sans laisser de trace
Avec grâce

Non pas de peine
Mais sans haine

Avec errance
Sans décadence
Mais avec essence
Patience
Faïence

Il était une fois une danseuse
Très chanceuse

Qui prive en charge
Sans décharge
Oui sans signer de décharge

Mais avec partage
Une vraie calamité

Pour qui est-elle destinée
Sous un ciel étoilé,
Danseuse, penseuse
Et si fougueuse

Ses bras, ses jambes
Que de belles jambes

Son cœur, son ventre, sa tête
Cacahuètes
Et poète
Fin prête


La danseuse à rencontrer l'espace
Pour si vaste
La danseuse à pénétrer l'espace
Enfin la danseuse et l’espace !

La danseuse c’est étirée
Yeux écarquillée
Puis son corps à trembler
A écouter


Le silence –Temps neutre
A pas de feutre

Nue, elle a avancé d’un pas
Oui c’est transformé entre chats

Sa main gauche c’est éloignée
Puis la paume de sa main
Ce matin
A traverser l’espace, le néant
Si grand
Si béant
Et si petit
A l’infini
Elle est arrivée
Heureuse _ malheureuse
Candide
Insolite
Univers inconnu
Qu’elle croie explorer
Pénétrer….
Décalage horaires
Décédée
Désolée
Isolée
Aime la nuit-peur de la mort
Paradoxte-détoxe
Envie de prendre un appareil photo
Et partir pour un nouveau

Ne comprends rien aux temps
Ne comprends pas la complexité
Elle aime le bruit des vagues

Elle aime les berceuses
De la
Mer-Mère
Elle seule, qui sait
Me réconforter
Pleurer
Penser
Rêver
Faites –seule-solitude

Découvrir-vivre
Enfin vivre
Renaître pour
Disparaitre
Quel drôle d’ironie
Non ?
Poissons,
Laissons
Faire les choses
On y va ?
Où ?
Peu importe
Pas de questions
Suis-moi…..
Chut…suis-moi…
Veux vivre
Sur une île
 
A la terrasse d’un café


Toujours à la terrasse d’un café
Et pas couleur café

Ce soir royal !
Oh oui ! kyr royal !
Et ce n’est pas déloyal
Cela m’est égal

Il me semble que je me trouve
Que je me retrouve

Journée chargée
Batterie déchargée

Toujours assise à la terrasse d’un café
Et c’est glacé
Avec timidité

Soleil timide
Temps humide

Chez des chinois tout près de moi
Quel casse-tête chinois

Toujours assise à la terrasse d’un café
Au bout du rouleau ?
Non sous un bouleau

Je viens de changer de terrasse de café
Près du foyer sans humanité
J’aime les terrasses de café
Et les écoutés

Toujours à la terrasse d’un café
Faut vraiment que je fasse des machines à laver
Et sans café !
Au Lavomatic, pas très romantique
Je tic-toc-hic

Terrasse d’un café « La chaufferie »
Quelle ironie !

J’aime les rencontres
Et ce n’est pas des monstres
Comme « Maxi-Monstres »

Envie de me libérer, espérer
Rencontrer, m’envoler
Imaginer, respirer

Toujours à la terrasse du café
J’ai faim mais plus rien

Soirée cata et avec fracas
Une brésilienne s’est fait agresser
Qu’elle soirée

Trop dangereux, trop malheureux
Et c’était trop douloureux

Toujours à la terrasse du café
Faut relativiser

Chorégraphies meurtrières
Chorégraphies incendiaires

Carrefour du malheur, déshonneur
Mal beurre et toujours pas peur
 



anissaberkanirohmer@adagp.com


Au pied du Séquoia
J’aime les histoires qui commencent :
« Il était un fois dans une clairière où se dressait un séquoia qui avait vu et vécu tant d’histoires … »
Une femme sans nom mais avec un corps

Une identité s’est réalisée
Et a crié, hurlé
Qu’a-t-elle dénoncé ?

L’histoire commence sans pathos
Peut-être un peu craignos….
Et pas si fastoche…

Vouloir lui donner un nom ?... Je pardonne…
Qu’importe… et je lui donne la parole :
Elle s’appelle « elle »

Depuis le début des temps, elle s’est affirmée
Puis on l’a noyée, sans apnée

Alors ouvrir la porte aux nouvelles générations
« Elle » s’est relevée péniblement mais humblement, lentement, sans additions

« Elle» s’est retirée, respirée…
Puis, après une grande bouffée d’oxygène, s’est épuisée

« Elle » c’est exclamée 
« Oui, me relever… »

« Elle» s’est relevée péniblement mais humblement, lentement
Doucement, heureusement toujours fervente

Le fardeau était si lourd sur ses épaules
Qu’elle les a posées sur le sol

 Au pied du séquoia….
De l’empreinte de l’histoire
Franchement ce n’est pas la foire

Mais le hic, sans le toc sans tic
Ni le toc sans Doc et je ne me sens pas élastique

Hop ! Elle revient, chut !... écoute-la !!!
Ecoute la musique de la nature
Clairière !!!

Le vent parmi les feuillages
Sans paquetages
Avec Pataugas…






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